vendredi, novembre 09, 2007

Quelques photos du Colloque Bernadotte et de la délégation d’Örebro




Visite de Monsieur le Comte Oscar Bernadotte af Wisborg,









REUNION ANNUELLE DE 2007 DE LA SOCIETE DES AMIS DU MUSEE BERNADOTTE, BRANCHE SUEDOISE

La réunion annuelle a eu lieu dans le Cabinet Royal des Monnaies et Médaille, Stockholm, en la présence d’environ 30 membres. La réunion a été ouverte par le Président de l’Association, Monsieur Lars O. LAGERQVIST, qui au nom du comité a souhaité la bienvenue à tous les membres présents. La réunion s’est déroulée selon l’Ordre du jour, le rapport annuel ainsi que le bilan ont été lus et approuvés. Le comité a ensuite obtenu la décharge et a été réélu pour un nouveau mandat.

La réunion avait commencé avec un tour guidé de deux expositions au Cabinet d’Art Royal dans le Palais Royal à Stockholm (un musée dont les collections contiennent aussi des vêtements), l’une des chaussures royales pendant quatre siècles, et l’autre célébrant le centenaire du prince et comte Sigvard Bernadotte af Wisborg (1907-2002), célèbre artiste et designer industriel.

Pendant le dîner, le président Lars O. Lagerqvist donnait un sommaire bref sur le colloque international intitulé ”Bernadotte et son temps, 1763-1844”, donné aux universités de Pau et de Toulouse le 23-27 avril 2007, où il avait assisté. On a l’intention de publier les conférences.


Lars Blomberg
Secrétaire de la Société

Quinze ans avec Bernadotte

Maurice Etienne Gérard (1773 - 1852 )
Maréchal de France

Quinze ans avec Bernadotte

Fin 93, la France doit faire face à la première coalition et la Convention décrète la levée en masse; Carnot réorganise l'armée et en avril 94, Gérard est affecté à la 71ième demi-brigade sous les ordres de Bernadotte : c'est le début d'une très longue amitié entre les deux hommes. Durant l'été 1794, on se bat à Fleurus, Charleroi ...Fin 94 : création de la fameuse armée de Sambre-et-Meuse, confiée à Jourdan; Gérard y sert dans la division de Bernadotte et met en évidence ses qualités de bravoure et de sang-froid au passage de la Roër. En 1795 et 96, il prend part à de nombreux combats de l'autre côté du Rhin comme celui de Teining.

Mais l'armée de Jourdan et celle de Moreau qui combattent en Allemagne ont en face d'elles un adversaire coriace en la personne de l'archiduc Charles, frère de l'empereur d'Autriche. Le Directoire envoie alors une armée dans l'Italie du nord, elle aussi sous domination autrichienne; cette armée, chargée de faire diversion, a, à sa tête, un jeune général en chef du nom de Bonaparte. Ce général de 27 ans a déjà remporté de nombreux succès sur les Autrichiens mais ses troupes sont essoufflées et il réclame à Paris des renforts. Le Directoire donne l'ordre à la division Bernadotte d'aller prêter main-forte à l'armée d'Italie; après une marche de près de mille kilomètres et le franchissement des Alpes en plein hiver, elle arrive en Italie et se met à la disposition de Bonaparte. En mars 1797, Gérard prend part à l'assaut et à la prise de la forteresse de Gradisca sur l'Isonzo, dernier obstacle sérieux sur la route de Vienne. Ce beau succès vaut à Gérard d'être nommé capitaine, le jour-même, par le général en chef.

La paix signée avec l'Autriche à Campo-Formio a entraîné la dissolution des troupes de Bernadotte. Ce dernier est dédommagé par le poste d'ambassadeur à Vienne (1798); Gérard est du voyage en qualité d'aide de camp, mais le séjour à Vienne sera bref car bientôt - à la vue du drapeau français au balcon de l'ambassade - une émeute éclate et Bernadotte est contraint, dans ce climat hostile, de quitter la capitale autrichienne avec ses aides de camp... et aussi avec panache.

Au printemps 1799, en l'absence de Bonaparte parti en Egypte, la situation s'est sérieusement dégradée : une seconde coalition nous a repris tout le nord de l'Italie et menace même les frontières de la France. Gérard est appelé à l'armée d'Helvétie commandée par Masséna; il participe, avec sa fougue habituelle, à la victoire de Zurich sur l'archiduc Charles. Sa belle conduite au cours de cette campagne lui vaut d'être nommé chef d'escadron sur un rapport élogieux du ministre de la Guerre du moment qui n'est autre que Bernadotte.

Le passage au ministère du général gascon est de courte durée et bientôt ce dernier se retrouve chargé du commandement en chef de l'armée de la Loire. Gérard est à nouveau son aide de camp. Il s'agit de venir à bout des Chouans en essayant d'obtenir la soumission de leurs chefs Cadoudal et Bourmont (1800); en octobre, Gérard franchit un nouveau grade : il est nommé chef de brigade (équivalent à de colonel) par le Premier Consul.
La paix d'Amiens (1802) apporte un temps mort dans la carrière de Gérard après dix années de combats sans guère de repos. Mais dès 1803, la paix est rompue et voilà le colonel Gérard appelé à de nouvelles aventures : Bonaparte, auquel la possession de la Louisiane pose des problèmes, désigne Bernadotte pour se rendre, en qualité de ministre plénipotentiaire, aux Etats-Unis, afin de régler les différends entre les deux pays. Gérard accompagne son général à Rochefort pour embarquer, mais des incidents retardent le départ et pendant ce temps Bonaparte se décide soudainement à vendre la Louisiane aux Américains; du coup, la mission tombe à l'eau. En mai 1804, Gérard est nommé, à quelques mois d'intervalle, chevalier puis officier dans le nouvel ordre que le Premier consul vient de créer : la Légion d'honneur. Quant à Bernadotte il fait partie de la première promotion des maréchaux d'Empire.
Napoléon, lui, décidé à en finir avec l'Angleterre, a rassemblé un gros corps expéditionnaire, au camp de Boulogne, avec l'intention de traverser la Manche si les circonstances le permettent. Le projet échoue et Napoléon se retourne contre l'Autriche; la campagne est fulgurante : l'imprudent général Mack doit capituler à Ulm et Gérard, dans le corps de Bernadotte, entre en vainqueur à Munich (oct. 1805). Mais la campagne n'est pas terminée; Napoléon a décidé de défier les empereurs de Russie et d'Autriche à Austerlitz. En affrontant la redoutable garde russe sur le plateau de Pratzen, Gérard reçoit sa première blessure grave, un coup de biscayen à la cuisse. Sa conduite au feu est récompensée par la promotion au grade de commandant (on dit aujourd'hui commandeur) dans l'ordre de la Légion d'honneur; et Maximilien 1er de Bavière, devenu roi par la grâce de Napoléon, le fait chevalier de l'ordre du Mérite militaire bavarois.

Napoléon, en créant en 1806 la Confédération du Rhin, a irrité la Prusse qui se croit capable de tenir tête militairement à l'Empereur, mais en quelques jours l'armée prussienne est étrillée et Gérard participe à la "grande poursuite", lancé aux trousses des Prussiens qui ont échappé au double désastre de Iéna et d'Auerstaedt; il est victorieux à Halle, à Streilitz, et force le général Blücher à capituler à Lübeck. C'est là, à Lübeck, qu'il reçoit les étoiles de général, tout juste quinze ans après avoir signé son engagement. Après le traité de Tilsit qui réconcilie Napoléon et Alexandre, Bernadotte se voit confier le gouvernement des villes hanséatiques (1807), avec mission de faire appliquer, dans la Baltique, le blocus continental; Gérard, récemment promu général de brigade, est nommé chef d'état-major du corps que Bernadotte a emmené avec lui à Hambourg. Le séjour au bord de la Baltique restera un moment agréable dans la carrière de Gérard puisque le roi du Danemark le décore de la Grande Croix de l'ordre de Danebrog en 1808.

Le bon temps dure jusqu'en 1809 car, à nouveau, des menaces se précisent du côté de l'Autriche que l'Angleterre a réussi à entraîner dans une nouvelle coalition. A Wagram (juillet 1809) Gérard a encore donné le meilleur de lui-même avec le 9ième corps de Bernadotte pour contraindre l'archiduc Charles à la retraite. En récompense de ses faits d'armes, il est fait baron d'Empire (1809), mais sa joie est un peu ternie car il ne servira plus sous les ordres du prince de Pontecorvo; depuis quinze ans, les deux hommes ne s'étaient presque jamais séparés.
source histoire-empire.org/)

LES BUREAUX

En FRANCE
Président : Bertil BERNADOTTE
47, Rue Jean Robin – 58130 GUERIGNY - ( . 06.98.77.26.06 - 0.86.60.01.51)
. : bertil.bernadotte@wanadoo.fr
Vice Présidents:
Anne-Marie RIGOULET
2 avenue des Etats Unis - 64 000 PAU
Paul BARINGOU
7 rue Madame de Staêl - 72 000 LE MANS
. : baringou.sp@wanadoo.fr
Trésorier : Dominique BERNADOTTE
184 rue des Hirondelles - 40 180 RIVIERE - ( . 05.58.97.42.55)
. : dominique.bernadotte@wanadoo.fr
Secrétaire/interprète : Évelyne SUNDSTROM
16 avenue Béziou Villa Cordoba - 64 000 PAU
consultant culturel : Paul MIRAT
12 route de Lourdes - 64510 MEILLON . : paulmirat@yahoo.fr
Assistante "communication" : Marie-Pascale OLLIVIER
16 avenue - 64 000 PAU - ( . 05.59.05.45.51) - . : mariepascale.ollivier@wanadoo.fr
Consultant : Jean-Claude PREVOST
31 rue Bernes-Cambot - 64 000 PAU - ( . 05.59.02.81.04)

En SUEDE

Président: Lars O. LAGERQVIST,
Le Cabinet Royal des Monnaies et Médailles, Box 5428, SE - 114 84 STOCKHOLM, Suède
( . + 46 8 519 553 18) - . : lars.o.lagerqvist@myntkabinettet.se
Vice Président: Barbro Lindhagen,
Valhallavägen 108, SE - 114 41 STOCKHOLM, Suède
( . + 46 8 662 41 92)
Trésorier: Leif T. Jansson, Sippvägen 29, SE - 183 63 TÄBY, Suède
( . + 46 8 566 20 219)- . :Leif.Jansson@ap1.se
Secrétaire: Lars Blomberg, Rådmansgatan 84, SE - 113 29 STOCKHOLM, Suède
( . + 46 8 30 30 57)
Membre du Conseil: Per Sparre, Kungsvägen 14, SE - 182 79 STOCKSUND, Suède
( . + 46 8 85 61 30 ) . : Per.S.Sparre@telia.com

Publication

Notes de lecture

Un petit livre (117 pages) « Faites l’humour pas la guerre ! » dont l’auteur est Paul Baringou, un des deux vice-présidents de notre association, est paru, il y a quelques mois. Ce livre est composé de textes courts et de dessins, à connotation humoristique, sur la santé, la société, l’économie, la politique, l’histoire, la géographie, les hommes, les femmes……En jouant avec les mots, en jonglant avec les expressions courantes qu’il détourne de leur sens habituel, l’auteur veut provoquer le sourire, voire le rire du lecteur.
Il est possible de commander ce livre auprès des libraires (10 euros) ou mieux de le commander directement à l’éditeur : Le Petit Pavé, BP 17 – 49320 Brissac, tél : 02.41.54.60.21 , email : editions@petit pave.fr (9,5 euros, frais d’envoi pris en charge par l’éditeur).

COMPTE-RENDU DE L' ASSEMBLEE GENERALE DES AMIS DU MUSEE BERNADOTTE du 13/09/2007


Le quorum étant atteint, le Président ouvre la séance à 14 heures en remerciant personnellement et au nom de l’association les participants de leur présence. Il souligne que c’est la première fois depuis bien longtemps, qu’une Assemblée Générale se déroule en présence de Bernadotte issus de la Famille Suédoise, d’un représentant de M. Le Maire et du Conservateur en Chef.

Le Président annonce avoir reçu les excuses de Sa Majesté de Roi des Belges et d’Espagne, de l’Ambassadeur du Danemark et de Suède.

RAPPORT MORAL (exposé par M. Bertil BERNADOTTE)

L'année 2007

Ø 1 bulletin a été édité.. Le Président s’excuse car il n’a pas eu le temps matériel de rédiger celui de juillet de cette année.
Ø Visite au Musée Bernadotte de Monseigneur le Prince de Danemark, Henri de Montpezat
Ø Participation au colloque sur Bernadotte organisé par Messieurs Daumas et Desplat.. Colloque extrêmement passionnant . A ce titre Le Président souhaite remercier Evelyne Sunström et Paul Mirat pour leur dévouement. Ce colloque a été l’occasion de rencontrer le président des amis du musée Bernadotte en Suède.
Ø Réception de la délégation d’Örebro. Le projet pour 2010 commence à prendre forme.
Ø L’association s’est portée acquéreuse de différents négatifs et photos des tableaux et documents visibles au sein du musée Bernadotte dans les années 1970..
Ø Le Président s’interroge au sujet d’achat d’audios guides et sur le peu de fréquentation au sein du musée
Ø Le Président annonce qu’il sera présent lors de la cérémonie des 40 ans du jumelage LUND/NEVERS qui aura lieu à Nevers le 13 et 14 octobre . Il indique que la Comtesse Christina Bernadotte af Wisborg devrait également l’être.

M. AMBROISE (Conservateur)

Monsieur Ambroise indique que le Musée Bernadotte dispose de très peu de moyens . Lors de son intervention , il propose à l’Association l’achat d’une huile de Butay pour un montant de 3 500 euros’

Dominique BERNADOTTE (Trésorier)
Monsieur Dominique Bernadotte indique que pour les audios guides, il avaiten 2005, entreprit des démarches auprès de certains vendeurs Il dit qu’il va reprendre contact avec eux.
M. Le Comte Oscar BERNADOTTE af Wisborg

Monsieur Le Comte rappelle qu’il est très attaché à ce musée et que des solutions peuvent être trouvées.

Bertil Bernadotte

Le Président prend note de la proposition pour l’huile. A l’unanimité, l’achat est acté. Le Président interpelle M. le Maire en lui demandant une participation

M. Albert BEGUE (Représentant M. le Maire de Pau))

Monsieur Bégue souligne d’une part qu’un projet global concernant la restructuration du musée Bernadotte est actuellement à l’étude d’autre part n’émet pas d’avis défavorable quant à la subvention concernant l’huile.

Bertil Bernadotte

Le Président remercie M. le Maire et rappelle qu’un jumelage d’une ville de la Suède avec Pau serait judicieux.


MANIFESTATIONS A PAU ET EN SUEDE (2010-2013)

Paul MIRAT rappelle que la ville d'ÖREBRO en Suède souhaite fêter le bicentenaire de la désignation de Jean-Baptiste BERNADOTTE au titre de Prince Héritier de Suède, évènement qui a eu lieu dans l'enceinte du Parlement d'ÖREBRO le 21 août 1810. Il souligne que le projet prend forme. (DELEGATION SUEDE)

AG EN 2008

Le Président indique qu’il faut acter un lieu pour le rassemblement de 2008.Il rappelle que l’Association s’était fixée comme but d’organiser une grande A.G tous les 3 ans. IL demande donc les propositions en ce qui concerne le lieu et le thème .

M. Albert BEGUE (Représentant M. le Maire de Pau))

Monsieur Bégue propose que le rassemblement ait lieu à Pau au Palais Beaumont au mois d’août.

Bertil Bernadotte
Le Président remercie la Municipalité de Pau pour cette proposition .

Bernadotte a-t-il trahi ? par Paul Baringou


Bernadotte a-t-il trahi Napoléon ? par Paul Baringou

Il m’est arrivé de poser la question à des étudiants et même à des « culturels » français : « Connaissez-vous Bernadotte ? ». Bien trop souvent ils répondent hélas:«Non », et quelquefois: « Oui, mais c’était un traître ! Il a combattu Napoléon ! ».

Que 200 ans après, certains de nos contemporains français avancent cette dernière réponse, cela relève de l’ignorance ou du parti pris concernant des faits historiques indéniables.

Il convient donc de rappeler qu’en 1812, ce fut Napoléon qui déclara la guerre à la Suède et non l’inverse ; ce fut lui qui envahit la Poméranie suédoise (région située au sud-est du Danemark, dans l’Allemagne actuelle) pour consolider le blocus continental contre l’Angleterre et envahir ensuite la Russie.

Jean-Baptiste Bernadotte, devenu Prince héritier de Suède en 1810 donc suédois, se devait, légitimement, de défendre son pays d’adoption. S’il avait agi autrement, il aurait pu, à juste raison, être taxé de traître par les Suédois.

Souvenons-nous de ces princesses de nationalité étrangère, devenues Reines de France ou Impératrice des Français qui prirent faits et causes pour leur nouvelle patrie dans des conflits opposant la France à leur pays d’origine ? Bernadotte ne s’est pas comporté différemment.
Sur son lit de mort, Napoléon a déclaré que Bernadotte ne l’avait pas trahi parce que devenu suédois. Quelle meilleure réponse à donner à ceux qui, encore de nos jours, continuent à gloser sur la « trahison » de Bernadotte.