lundi, octobre 21, 2013

NOUVEAU BLOG A PARTIR DU 31/12/2013 : Les amis du musée Bernadotte de Pau

Le blog " Les amis de Bernadotte " constituera désormais les archives pour la période antérieure au 31/12/2012
un nouveau blog a été crée qui a pour intitulé :société des amis du musée Bernadotte de Pau;
Vous pouvez accéder directement sur le site en cliquant sur le lien suivant http://lesamisdumuseebernadotte.blogspot.fr/


li sera opérationnel à partir de la fin décembre 2013.

samedi, décembre 08, 2012

Départ de Bertil BERNADOTTE

Après plus de 8 ans à la tête de la Société des Amis du Musée Bernadotte et après avoir réussi à renouer des liens très forts entre la Suède et la France, j'ai décidé, qui était temps pour moi, de laisser le poste de Président. C’est pourquoi, en juillet, j’ai démissionné de ce mandat.


Pour votre information, il y a une semaine, j’ai eu l’occasion de parcourir des documents intéressants et passionnants. En l’occurrence :

- Sur le fameux tatouage de J Bernadotte

- Sur l’aide financière apportée par Sa Majesté le Roi Charles XIV Jean à un fils adoptif de ses compatriotes palois qui souhaitait réaliser des études de médecine. ( le descendant de ce dernier est médecin sur Pau..)


2013 sera une année importante pour « les Bernadotte », c’est celle du 250ème anniversaire de Jean Baptiste Jules Bernadotte. J’espère que l'association aura la possibilité d’organiser des manifestations.


Enfin, je vous conseille l' excellent ouvrage écrit par Jean-François Bège : « Le fabuleux destin des Bernadotte » (éditions Sud-Ouest)

Bertil BERNADOTTE



samedi, avril 09, 2011

Franck Favier à Sud Radio

L'émission enregistrée fin février avec Michel Cardoze est en écoute depuis lundi 4 avril sur Sud radio de 13 à 14 heures (histoires des sud) ou en podcast

vendredi, décembre 24, 2010

L’éditorial du Président Bertil Bernadotte

Nous avons tendance à dire que les années se suivent et ne se ressemblent pas. Je vous le confirme. 2010 en est la preuve, et restera gravée dans les mémoires des membres de notre association.
Le premier fait marquant demeure la célébration du bicentenaire de l’élection de Jean-Baptiste Bernadotte, comme Prince royal, à Örebro. Manifestation qui s’est déroulée le 21 août en présence de la Famille Royale. J’ai eu la chance et l’honneur d’être convié et de dîner à la table officielle.
Le second évènement, est la venue officielle de S.A.R. La Princesse Victoria et le Prince Daniel, en France. Certes, ce voyage, initialement à caractère privé s’est transformé en déplacement officiel. Paramètre qui a occasionné certaines modifications dans le programme, et notamment à Pau.
Cette venue royale a permis de faire découvrir ou re découvrir l’histoire de J.B. Bernadotte et à travers elle les 3 villes de France (Sceaux -Savigny-le Temple et Pau). La presse locale et nationale ont rédigé de bons articles.. De plus, différentes conférences sur J.B. Bernadotte ont eu lieu cette année et d’excellents ouvrages sur cet homme au parcours exceptionnel ont été édités

J’ai reçu, dernièrement, les remerciements d’une part de Sa Majesté le Roi de Suède pour la restauration des deux tombes au cimetière de Jurançon et ceux de son Excellente l’Ambassade de Suède en France pour notre présence aux différentes manifestations de cette année.

A titre personnel et au nom de notre association, je désire remercier, pour leur soutien et pour les excellents relations durant cette année, les villes qui ont accueilli le couple princier ainsi que la Ville d’Örebro, les services des Ambassades, le Ministère de la Culture, le Maréchal de la Cour de Sa Majesté le Roi de Suède ainsi que le Maréchal de la Cour de S.A.R de la Princesse Victoria, et M. Saubot du Domaine de Cinquau ainsi que le propriétaire de la Brasserie « Le Champagne ».

Je tiens également à remercier ceux qui, par leur disponibilité et engagement, font que ce bulletin existe. Je veux parler des membres de nos associations (France et Suède). Mais également des guides du Musée Bernadotte. Enfin, je souhaite la bienvenue au nouveau conservateur, Monsieur Melot et espère que nos relations seront aussi constructives qu’avec Guillaume Ambroise.

Il nous reste à organiser l’année 2013 et analyser les possibilités de partenariat entre plusieurs musées et pourquoi pas entre les villes de Sceaux, Pau et Savigny-le-Temple ?

En espérant que les finances de notre association puissent permettre une pérennisation de ses missions encore quelques années, je vous souhaite une très bonne année 2011 .

Conférence au château de La Grange


Conférence au château de La Grange - « Jean-Baptiste Bernadotte et la Suède »

Le 28 novembre 2010 s’est déroulée, au château de La Grange à Savigny le Temple une conférence sur « Ce que la Suède doit à Jean-Baptiste Bernadotte ».

Etaient présents :
M Jean-Louis Mouton, Maire de Savigny Le temple
M Alain Traca, Président de l’association Les Amis du Château de la Grange
M Gille Debarle, Directeur du domaine de la Grange-la-Prévôté,
M Franck Favier, Ecrivain, Historien
M Jean-Pierre Bernadotte, Membre de la Société des Amis du Musée Bernadotte
M Patrick Guillaume Responsable jumelage France/Suède

Jean-Pierre Bernadotte s’est attaché à retracer l’itinéraire et le travail accompli par J-B Bernadotte : passant en revue, son arrivée en Suède, ses objectifs, ses atouts, le respect de la constitution, la neutralité de Suède, le redressement financier, la modernisation de l’économie et enfin la création d’un modèle social,

Puis une série de questions/réponses auxquelles ont répondu M Favier, M Debarle et M Bernadotte.
Après la séance de dédicace de M Favier (qui vient ‘d’écrire un livre sur « Bernadotte »), un concert a eu lieu.
La soirée s’est terminée par un cocktail suivi d’un dîner.

Conférence à l’Académie du Béarn


Conférence à l’Académie du Béarn - « Ce que la Suède doit à un Béarnais »

Madame la Présidente de l’Académie du Béarn, Nicole BENSOUSSAN , a eu l’amabilité de convier notre association à une conférence sur Bernadotte et notamment sur le thème « ce que la Suède doit à un Béarnais ».

Dominique Bernadotte, conférencier pour l’occasion, a mis l’accent sur ce que J.B Bernadotte a importé de France et surtout du Béarn. Il a expliqué que Pau a eu la chance de voir naître deux rois : Henri IV et Jean-Baptiste Bernadotte. Tous les deux, militaires dans l’âme, ont cherché à combattre la guerre et instaurer la paix, tous les deux se sont convertis à une autre religion pour le trône. Enfin que ces deux hommes ont marqué l’histoire l’un en France, l’autre en Suède. Il indiquait que si on connaissait ce que Henri IV a apporté à la France, on ignorait ce que Bernadotte a apporté au royaume de Suède.

Il a conclu en disant que la France avait fait un cadeau royal à la Scandinavie en 1810 quand le Maréchal Bernadotte est devenu Prince Royal et ensuite Roi de Suède et de Norvège. Il voulait parler de sa participation financière pour sauver l’économie de son pays d’adoption, mais également de ses actions.

dimanche, décembre 12, 2010

S.A.R. La Princesse Victoria et le Prince Daniel au Balcon du musée Bernadotte


Bernadotte, un maréchal d’Empire sur le trône de Suède, par Franck Favier



Bernadotte, un maréchal d’Empire sur le trône de Suède, par Franck Favier.- publié aux éditions Ellipses en Français.

L’auteur : Franck Ravier est agrégé et docteur en histoire, il enseigne actuellement en classes préparatoires

Préface de Jean Tulard de l’Institut de France.


Une biographie objective et complète de Jean-Baptiste Bernadotte publiée à l'occasion du bicentenaire de son élection à la succession

Devant le tableau de J. Bernadotte à Pau

Discours à Sceaux, en Français, de S.A.R. la Princesse Victoria


Crédit photo : Sylvie SCALA

Philippe Laurent, maire de Sceaux en companie de S.A.R. La Princesse Victoria et le Prince Daniel

Jean-Louis Mouton en compagnie de S.A.R. La Princesse Victoria et le Prince Daniel




Le maire de Savigny le temple , Jean-Louis Mouton en compagnie de S.A.R. La Princesse Victoria et le Prince Daniel

Pau le 28/09/2010


Cadeau remis par la Députée-Maire de Pau, Martine Lignières-Cassou


Visite à Savigny-le temple le 27/09/2010





Gilles Debarle, directeur du domaine de la Grange
accueille SAR la Princesse Victoria et le Prince Daniel

jeudi, novembre 11, 2010

Sceaux le 27/09/2010-SAR La Princesse Victoria et le Prince Daniel




Crédit photo : Sylvie SCALA


Savigny-le Temple le 27/09/2010 - Bertil Bernadotte avec SAR la Princesse Victoria et le Prince Daniel


le Comte Oscar Bernadotte Af Wisborg avec SAR la Princesse Victoria et le Prince Daniel

Pau ou l'abécédaire de Paul Mirat.

Paul Mirat, fin connaisseur de la cité paloise, vient de sortir « Pau de A à Z », aux éditions Alan Sutton.

Dans cet excellent ouvrage, nous croisons des personnages célèbres comme les frères Wright et Norman Prince, héros des débuts de l'aviation, la crème des anciens élèves de Barthou, Abd-el Kader, Gaston Fébus, l'auteur britannique à succès et méconnu en France Yates Dornford et le pyrénéiste de légende Henry Russell. Mais également l'étonnante Martha Sharp, le fondateur de Turbomeca à Bordes, Joseph Szydlowski, André Labarrère, le banquier américain Lawrance ...

A lire rapidement...

« Pau de A à Z » de Paul Mirat et Serge Moulia, aux éditions Alan Sutton. Prix : 23 €.

La sélection du Festival International du film de Pau est dévoilée...






La sélection du Festival international du Film de Pau est dévoilée !

Claudia Cardinale sera présente
le 27 novembre au
Festival international du Film de Pau


Au programme, 36 films répartis en 5 sections :
Section 1 : L’HOMMAGE À MARCO BELLOCCHIO
Le réalisateur italien Marco Bellocchio sera à Pau du 25 au 28 novembre pour accompagner son œuvre, l’expliquer, la transmettre, lors de rencontres et de débats approfondis avec le public et les lycéens.
Les films de Marco Bellocchio qui seront projetés:
Les Poings dans les poches (1965)
Fous à délier (1974)
La Marche triomphale (1976)
Le Saut dans le vide (1979)
Les Yeux, la bouche (1982)
Henri IV (1984)
Le Diable au corps (1986)
Autour du désir (1991)
Le Prince de Hombourg (1997)
La Nourrice (1998)
Le Sourire de ma mère (2001)
Buongiorno, notte (2003)
Vincere (2009)
Sorelle mai (2010)
Vendredi 26 novembre, deux rencontres pour les lycéens avec Marco Bellocchio (réservées aux scolaires):
- 9h30 : projection de Buongiorno, notte, suivie d’un débat entre les lycéens et Marco Bellocchio
- 14h : projection de Vincere suivie d’un débat entre les lycéens et Marco
Bellocchio
Vendredi 26 novembre (ouvert au public) :
- 19h45 : projection de la Nourrice, suivie d’une rencontre avec Marco Bellocchio et son interprète Maya Sansa
Samedi 27 novembre, deux rencontres avec et autour de Marco Bellocchio (entrée libre) :
- 10h30 - 12h30 : rencontre du public avec Marco Bellocchio
- 14h30 - 16h30 : rencontre du public avec Marco Bellocchio, Maya Sansa
(interprète de la Nourrice et de Buongiorno, notte) et Carlo Crivelli (compositeur de la musique de 10 de ses films)

Section 2 : LA COMPÉTITION INTERNATIONALE DE LONGS MÉTRAGES
6 films inédits en France seront présentés à un jury de personnalités et à un jury d’étudiants.
LE JURY
Claire Simon, Réalisatrice
Jean-Michel Arnold, Secrétaire de la cinémathèque française
Bernard Blancan, Comédien
Lorenzo Codelli, Directeur-adjoint de la Cinémathèque du Frioul
Eric Demarsan, Compositeur
Caroline Ducey, Comédienne
Mathieu Fontes, Citoyen palois
Safy Nebbou, Réalisateur et comédien
David Oelhoffen, réalisateur
Ces personnalités seront accompagnées d’un jury d’étudiants : Sébastien Curie, Ferhat Abbas et Juliette de Féraudy
Récompenses : Trois « Pyrénées » seront remis : meilleur film, meilleur acteur et meilleure actrice
LES FILMS
All That I love de Jacek Borcuch (Pologne, 2010)
L'Autre Irène d’Andrei Gruzsniczki (Roumanie, 2008)
Les Derniers Jours d’Emma Blank d'Alex van Warmerdam (Pays-Bas, 2009)
L'Étrange Affaire Angélica de Manoel de Oliveira (Portugal, 2010)
In a better world de Susanne Bier (Danemark, 2010)
White White World d'Oleg Novkovic (Serbie, 2009)


Section 3 : L’EUROPE OUBLIÉE
4 films européens à découvrir, peu ou pas distribués hors de leur pays d’origine.
Cerca de tus ojos d'Elías Querejeta (Espagne, 2010)
La Forêt de Piotr Dumala (Pologne, 2009)
Le Premier Jour de l'hiver de Mirko Locatelli (Italie, 2008)
La Tête ailleurs de Frédéric Pelle (France, 2010)


Section 4 : LE MARCHÉ DU FILM PYRÉNÉEN
L’occasion de découvrir des films tournés dans la région, ou dont le sujet s’y rapporte.
On verra demain de Francisco Avizanda (Espagne, 2008)
Manuel Azaña, une vie pour la République de Neus Viala (France, 2009)
Montagnes à vendre de Pierre Pommier (France, 1976)
L'Ourse de Joël Sentena (France, 2007)
Parole de Basques d'Enrique Colina (France, 2009)
La Peau de l'ours de Pascale Fossat (France, 2009)
Territoires d’abeilles, paysage d’hommes de Daniel Orte Menchero (Espagne, 2007)

Deux courts-métrages de la fondation Clap Patrimoine du Crédit Agricole seront également présentés dans cette section : l'Envers du Boulevard de François Sireyx et la Légende de Pyrène d'Isabelle Salas.
Section 5 : LA SUÈDE
Chaque année, un pays sera le thème d’une section. En 2010, parallèlement au bicentenaire de l’élection au trône de Suède de Jean Baptiste Bernadotte, natif de Pau, le cinéma suédois qui est mis à l’honneur.
Adalen 31 de Bo Widerberg (1969)
Cris et Chuchotements d'Ingmar Bergman (1973)
L'Étrange Amour de Mania Becker de Marianne Ahrne (1976)
Promenade au pays de la vieillesse de Marianne Ahrne (1974)
Les Proscrits de Victor Sjöström (1917) : Ciné-concert

LE JEUNE PUBLIC / LES SCOLAIRES
Aux cinq sections précédentes, s’ajoute une programmation dédiée au jeune public et aux scolaires.
Alamar de Pedro González-Rubio (Mexique, 2009) Réservé aux scolaires
Terrain de jeu toxique de Lars Edman et William Johansson (Suède, 2009)
Réservé aux scolaires
Franz et le Chef d'orchestre de Uzi et Lotta Geffenblad (Suède, 2005)
Une vie de chat de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol (France, 2010)


LES ÉVÉNEMENTS ET LES SÉANCES SPÉCIALES
· Soirée d’ouverture : vendredi 19 novembre à 20h : Projection de Hitler à Hollywood de Frédéric Sojcher (Belgique, 2010), en présence de son réalisateur. La projection sera suivie d’un cocktail dînatoire.
· Ciné-concert : dimanche 21 novembre à 18h : Sur un chef-d’œuvre du cinéma muet suédois: les Proscrits (1917), de Victor Sjöström. En co-production avec l’Orchestre de Pau Pays de Béarn. Le film sera accompagné par : Juliane Trémoulet, violoncelle ; Chantal Aguer, percussions ; Stéphane Garin, percussions ; Joël Merah, guitare.
· Projection accès(s) : dimanche 21 novembre à 14h : Carte-blanche à Jacques Perconte, suivi d’un débat autour du cinéma expérimental.
· Soirée de clôture : samedi 27 novembre à 19h : Proclamation du palmarès, au cours duquel Claudia Cardinale remettra à Marco Bellocchio un Pyrénée d’honneur, et qui sera suivi de la projection du film de clôture.
· Ciné-goûter : dimanche 28 novembre à 15h : Une vie de chat d'Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, avec la participation de la crêperie « Fleur de Blé ».
LES INVITÉS DU FESTIVAL
Marianne Ahrne, réalisatrice, du 19 au 22 novembre
Jean-Michel Arnold, secrétaire de la Cinémathèque française, du 24 au 28 novembre
Marco Bellocchio, réalisateur, du 25 au 28 novembre
Bernard Blancan, comédien, du 24 au 28 novembre
Claudia Cardinale, comédienne, le samedi 27 novembre
Lorenzo Codelli, directeur adjoint de la cinémathèque du Frioul, du 24 au 28 novembre
Carlo Crivelli, compositeur, du 26 au 28 novembre
Éric Demarsan, compositeur, du 24 au 28 novembre
Caroline Ducey, comédienne, du 24 au 28 novembre
Andrei Gruzsniczki, réalisateur, du 20 au 22 novembre
Mirko Locatelli, réalisateur, du 25 au 28 novembre
Safy Nebbou, réalisateur et comédien, du 24 au 28 novembre
Oleg Novkovic, réalisateur, du 25 au 28 novembre
David Oelhoffen, réalisateur, du 24 au 28 novembre
Frédéric Pelle, réalisateur, du 24 au 25 novembre
Jacques Perconte, réalisateur, le 21 novembre
Maya Sansa, actrice, du 26 au 28 novembre
Claire Simon, réalisatrice, du 24 au 28 novembre
Frédéric Sojcher, réalisateur, le 19 novembre
Neus Viala, réalisatrice, le 21 novembre
INFOS PRATIQUES
Téléchargez dès maintenant la grille horaires et le programme du Festival !
Le blog du festival sera animé quotidiennement par les élèves de Seconde et de Première du lycée Jacques Monod : http://blog.lefestivaldufilmdepau.fr/
Site Internet : www.lefestivaldufilmdepau.fr
Pour les soirées du Festival, le restaurant la Magie de la Casserole assure les dîners, desserts délicieux, vin chaud à gogo et autres régalades autour de la table… (de 18h30 à 23h sous le chapiteau chauffé)
Préventes à partir du 12 novembre au Café Méliès de 15h à 19h
Tarifs :
Plein à l’unité: 4.70€ / Carnet de 5 places : 20€
Jeunes -26 ans : 3,50€ / Carnet de 5 places : 15€

Catalogue du Festival : 5€


Sarah Beaufol
Festival international du Film de Pau / Cinéma Le Méliès
6 rue Bargoin
64000 Pau
France
+33 5 59 27 56 28 / +33 6 61 59 35 58

reportage de Ronald Zins

Sur le site de l'Académie Napoléon ( academie-napoleon.org ) .
un excellent reportage de Ronald Zins avec 80 photos concernant le voyage en Suède pour le bicentenaire Bernadotte.

lundi, juillet 12, 2010

DIPLÔME D´HONNEUR À SON ALTESSE ROYAL LA DAUPHINE VICTORIA


DIPLÔME D´HONNEUR À SON ALTESSE ROYAL LA DAUPHINE VICTORIA


En février 2006 SAR la Dauphine Victoria a été nommée Premier Membre d´Honneur de notre société. Elle a assisté à notre assemblée générale en 2005 et a montré un grand intérêt pour notre travail et nos ambitions. Un diplôme en style empire, en suédois style Karl Johan, a été composé. Le cadre du diplôme, en acajou aux coins noirs décorés avec des roses en bronze, a été inspiré par les intérieures du Château de Rosendal du Karl Johan. Malgré un programme très chargé la Dauphine a reçu le 20 janvier cette année en audience le président de notre société Lars O. Lagerqvist et le secrétaire sous-signe´ au Château Royal à Stockholm pour la remise du diplôme. Au cour de l´audience nous avons eu l´occasion d´informer la Dauphine plus en détails du travail actuel de notre association et la préparation du jubilé de 200 ans de l´arrivée en Suède de Jean-Baptiste Bernadotte.

RÉUNION ANNUELLE DE 2010 - SOCIÉTÉ DES AMIS DU MUSÉE BERNADOTTE BRANCHE SUÉDOISE.

RÉUNION ANNUELLE DE 2010
DE LA SOCIÉTÉ DES AMIS DU MUSÉE BERNADOTTE BRANCHE SUÉDOISE.


La branche suédoise de la Société des Amis du Musée Bernadotte à tenu sa réunion annuelle mercredi le 19 mai au Château Royal de Stockholm.

La session a été ouverte par le président Lars O.Lagerqvist. Un télégramme adressé au Roi et la Reine a été recité ainsi que la réponse de Leurs Majestés. Des présentations des membres décédés dans l´année, Madame Monique Proust Synnergren (1928-2009) et Monsieur Julius Hagander (1925-2009), ont été suivies par une minute de silence en l´honneur des défunts. Le conseil d´administration, comprenant Lars O. Lagerqvist, président, Mme Barbro Lindhagen, vice-présidente, Leif T. Jansson, secrétaire ainsi que trésorier, Madame Mika Jacobson et Baron Per Sparre ont été réélus.
Madame la Duchesse Christina d´Otrante et le Consul général Olof Sjöström ont été élus pour la première fois. Les commissaires aux comptes. Madame Anne Lengholt et Monsieur Michael Alfort, ont été réélus. L´ordre du jour étant terminé le président a fait une exposé sur le thème « Noces Royales en Suède».
La réunion a été terminée avec un dîner dans un restaurant situé juste en face du Storkyrkan, le dôme de Stockholm, où la dauphine Victoria s´est marié avec le prince Daniel le 19 juin.

Leif T. Jansson,
Secrétaire de la Société

VICTORIA, PRINCESSE HÉRITIÈRE DE SUÈDE-Texte d´Eveline SUNDSTROM


VICTORIA, PRINCESSE HÉRITIÈRE DE SUÈDE
Texte d´Eveline SUNDSTROM





A Stockholm, le 15 juillet 1977, les suédois reçurent la nouvelle de la naissance d´une petite princesse au sein de la famille royale, le roi Carl XVI Gustaf et la reine Silvia. L´enfant, née la veille au soir, le 14 juillet, prendra les noms de Victoria Ingrid Alice Désirée. Elle était la première enfant du couple et fut baptisée dans la chapelle du Palais Royal, le 27 septembre.
Et récemment, le 19 juin 2010, c´est-à-dire trente-trois ans plus tard, cette même princesse Victoria vient de se marier avec un roturier, Daniel Westling. La Suède, qui s´est préparée depuis des semaines, voire des mois, à cet évènement, a vécu dans l´euphorie, car ce mariage royal promettait d´être le mariage du siècle. Un évènement très spécial, puisque c´est la première fois qu´ont lieu les noces d´une princesse héritière de la dynastie Bernadotte, et qu´un jeune homme ordinaire se marie dans la famille royale. Lorsque Victoria succèdera à son père, elle sera la huitième génération Bernadotte sur le trône de Suède, et la première femme régnante.
C´est un véritable conte de fées, sauf que cette fois-ci, les rôles sont inversés, et ce n´est pas un prince qui épouse une jolie bergère, mais plutôt une charmante princesse qui épouse un berger, en l´occurence son ex-professeur de gymnastique, un suédois originaire d´une petite ville de province, située à environ cent kilomètres au nord de Stockholm.
Au bout de sept ans, Victoria et Daniel ont enfin réussi à faire accepter leur future union, aussi bien par l´opinion publique que par les parents de la princesse. A force de persévérance, le jeune couple a fini par obtenir l´autorisation du roi pour célébrer leur mariage le 19 juin 2010.
Si Victoria ne s´appellera jamais Madame Westling, c´est Daniel qui a pris le nom de Bernadotte, car en Suède, la loi autorise aux couples mariés à adopter indifféremment le nom de la femme ou du mari, ou d´un ancêtre de l´un d´eux. Le nouveau titre de Daniel est à présent : ”prince Daniel de la maison Bernadotte, duc de Västergötland”.
Si au début, les Stockholmois n´appréciaient guère le jeune provincial, il a bien fallu se rendre à l´évidence : l´amour l´a totalement métamorphosé et c´est l´amour qui a gagné.
Une enfance hors du commun
Fille aînée du roi Carl XVI Gustaf et de la reine Silvia, rien ne prédestinait la petite princesse à sa naissance à devenir l´héritière du trône de Suède. Jusque là, c´était aux héritiers mâles que revenait la couronne. A la naissance de Carl Philip, en mai 1979, le frère cadet de Victoria, c´est lui qui est proclamé prince héritier, à une époque où la progéniture mâle, instaurée par la dynastie Bernadotte était encore en usage. Cependant, il ne le resta pas longtemps, car le Parlement suédois vota la suppression de la loi salique et adopta une nouvelle loi qui instituait l´aîné des enfants princiers comme héritier du trône, quel que soit le sexe.

Cette loi qui entra en vigueur le premier janvier 1980, a changé la vie de la jeune Victoria et a fait d´elle l´héritière de la couronne. Carl Philip fut relégué à la deuxième place dans l´ordre de succession. Le roi n´était pas trop enchanté, et il dut néanmoins se résoudre à accepter cette nouvelle disposition.
Depuis sa plus tendre enfance, Victoria a toujours été entourée d´adultes, et a apprécié la proximité de gens plus âgés qu´elle. Elle s´est toujours sentie à l´aise avec eux. De tout temps, ses parents ont été les personnes les plus importantes pour elle et ce sont eux, ainsi que le personnel du Palais Royal qui lui ont donné le meilleur exemple, et qui lui ont apporté un sentiment de sécurité. En dehors de ses proches, c´était la reine Ingrid de Danemark que Victoria admirait le plus, car elle était une personne qui possédait une grande expérience et une grande sagesse. Elle était l´idole de Victoria.
Au cours des premières années de sa vie, Victoria et ses parents résidaient au Palais Royal, au coeur de la capitale suédoise. Les longs couloirs et les galeries Bernadotte du Palais étaient devenue l´endroit privilégié de ses récréations, et elle pouvait y courir librement, sous le regard des rois ses ancêtres, dont les portraits ornaient les murs interminables. Ingrid Björnberg, la gouvernante, suivait l´enfant d´un oeil amusé. Ingrid Björnberg, qui avait été la gouvernante de son père, faisait office de grand-mère de substitution pour Victoria, qui ne connut aucun de ses grands-parents paternels.
Heureusement, la présence des gouvernantes était sécurisante pour Victoria et son petit frère, car leurs parents étaient fréquemment absents. Ceux-ci assistaient aux repas des enfants et ensuite disparaissaient et Victoria ne comprenait pas pourquoi elle était si souvent délaissée le soir par ses parents. Elle se demandait bien quelle pouvait être leur occupation en fin de journée, alors que les parents de ses camarades de jardin d´enfants restaient chez eux auprès de leur famille. Par contre, Victoria constatait qu´ils étaient là le matin à son réveil. Tout cela lui paraissait bien mystérieux.
Bientôt, la famille s´agrandit avec la venue d´une petite soeur, Madeleine, née en juin 1982. Victoria s´attribua le rôle de grande soeur, rôle qu´elle joua à merveille, avec responsabilité, et même parfois avec autorité, principalement lorsqu´elle essayait de calmer les élans de colère de sa soeur cadette qui refusait de laisser partir ses parents à leurs occupations. Comme tous les jeunes enfants, les petits princes trouvaient normal que les parents leur lisent de petites histoires au moment du coucher, et c´est avec un peu de déception qu´il fallait renoncer à ce plaisir.
Le couple royal se rendit compte progressivement que le Palais Royal n´était pas une résidence adaptée à de jeunes enfants, et n´y vécut que jusqu´en 1982. La circulation intense tout autour, et le manque de terrain de jeux étaient des facteurs qui les incitèrent à quitter le palais pour s´installer au château de Drottningholm, le Versailles suédois, où un grand parc et de vastes espaces verts offraient un site plus propice à la bonne santé des enfants.
La plupart des petites filles rêvent parfois d´être une princesse et puisent leur inspiration dans les livres de contes de fées. Victoria, par contre, est une des rares qui n´a pas eu besoin de faire ce rêve. Elle était princesse dès le début et de toute façon, elle n´aimait pas les contes de fées. En grandissant, elle prit conscience graduellement que ce monde de rêves deviendrait sa vie quotidienne. Assez vite, elle se rendit compte qu´elle et ses parents étaient très différents des autres familles.
A l´automne 1984, Victoria fit ses débuts à l´école. Ses parents désiraient qu´elle fréquente la même école que tous les petits suédois, et elle entama sa première année dans un établissement à proximité du château de Drottningholm. Cependant, ses parents ne tardèrent pas à remarquer que leur fille progressait moins vite que les autres élèves de sa classe. L´apprentissage de la lecture et de l´écriture s´avérait très laborieux pour Victoria, et, peu à peu, on réalisa que ses difficultés à la lecture étaient liées à un problème de dyslexie. La jeune princesse fut obligée de fournir des efforts surhumains pour parvenir à vaincre ce handicap, avec l´aide de spécialistes, et devait travailler beaucoup plus que ses camarades pour parvenir aux mêmes niveaux scolaires. Armée de courage et de persévérance, et au prix de maints sacrifices, elle progressa et finit par atteindre les résultats auxquels elle-même aspirait, et en même temps elle sentait qu´on exigeait beaucoup d´elle, et qu´on s´attendait à ce qu´elle réussisse.
Pendant une grande partie de sa scolarité, Victoria a dû s´astreindre à un énorme travail, au détriment d´autres activités qui lui étaient chères et auxquelles elle devait renoncer par manque de temps. Au lycée, elle commençait ses journées une demi-heure plus tôt que ses camarades pour bénéficier de l´aide qui lui était nécessaire, et finissait plus tard. Ses camarades de lycée prenaient le temps de se distraire, mais Victoria n´était pas intéressée de se joindre à eux, et préférait rentrer chez elle pour travailler à ses devoirs qui l´accaparaient. Elle regrettait de ne pouvoir se réserver quelques instants de libre et profiter de la nature, du parc de Drottningholm qu´elle affectionnait particulièrement, et de courir avec ses chiens. Les animaux étaient sa passion, et déjà dans son enfance, ses parents l´avaient familiarisée au contact avec les animaux et la nature.
Les premières années de sa scolarité furent une période très dure pour Victoria; toutefois, à la fin de ses études secondaires, qu´elle poursuivit dans un lycée exclusif de Stockholm, elle obtint de très bonnes notes à son bac. Après le lycée, c´est une autre école qui l´attendait : celle de l´apprentissage de son futur métier de reine.

A partir de l´âge de quinze ans, l´éducation de Victoria était devenue nettement différente pour être de plus en plus orientée vers son futur rôle. Un peu timide, elle fit ses premières apparitions officielles aux côtés de ses parents qui, jusque là, l´avaient tenue à l´écart des journalistes et photographes. Maintenant, elle commençait à comprendre quelles étaient les activités de ses parents lorsque ceux-ci s´absentaient autrefois, alors qu´elle n´était encore qu´une enfant. Elle réalisa alors que l´existence que son père et sa mère menaient, était tout à fait particulière

Chaque année, Victoria se prêtait de bonne grâce aux séances photos et aux reportages filmés qui avaient lieu en famille au château, vers la fin de l´automne. Ainsi le peuple suédois pouvait régulièrement, fin décembre, voir défiler sur leur petit écran, les images de la famille royale et suivre quelques étapes de leurs représentations au cours de l´année écoulée. En même temps, Victoria, son frère et sa sœur, nullement effrayés par les caméras, étaient occupés à confectionner petits gâteaux et brioches traditionnelles pour les fêtes de Noël, et c´est avec fierté qu´ils faisaient admirer leurs pâtisseries.
Au début, le roi et la reine ne laissaient pas les journalistes s´approcher des enfants pour les préserver de toute anxiété, mais au fur et à mesure que Victoria fut mêlée à quelques apparitions officielles, la présence des photographes devint un ingrédient courant.
Le domaine de Solliden, un coin paradisiaque pour Victoria
La résidence de Solliden, située dans l´île de Öland, au sud-est de la Suède, et au bord de la mer Baltique, a été de tout temps un paradis pour la famille royale de Suède. Pour les grandes vacances, c´est là qu´on se retire pour se ressourcer, séjourner en toute tranquillité, loin des contraintes de la capitale. Cette période estivale a toujours été primordiale pour chacun, pour le bien-être des enfants et en particulier pour Victoria.
Le palais de Solliden ressemble davantage à une très grande villa blanche, entourée de superbes jardins fleuris, de pelouses, ainsi que d´un immense parc où le public a régulièrement accès. La villa, de style italien, fut construite sur l´initiative de la reine Victoria (épouse du roi Gustaf V) entre 1903 et 1906. La reine Victoria était l´amie intime du médecin Axel Munthe, dont la villa de San Michele à l´île de Capri, en Italie, a servi de modèle à la construction de Solliden.
Les alentours de la propriété se composent de grandes étendues herbeuses à moitié arides, d´une steppe où nichent d´innombrables sortes d´oiseaux. L´île de Öland est d´ailleurs connue pour ses réserves ornithologiques, sa flore exclusive. Les environs sont dominés par l´imposante ruine de la forteresse de Borgholm dont les origines remontent au treizième siècle.
Depuis son enfance, Victoria a vécu en symbiose avec la nature de l´île de Öland, et elle aime beaucoup cet endroit près des steppes qu´elle parcourt à cheval et où elle cueille des baies, accompagnée de ses chiens. Solliden est sa résidence de prédilection, un paysage où elle se sent libre et où elle peut s´en donner à coeur joie. Les travaux des champs lui apportent calme et sérénité, et la vie au grand air lui est nécessaire pour retrouver des forces en vue des devoirs qui l´attendent à l´automne. Son emploi du temps, loin des obligations officielles, lui autorise escapades sur les plages, baignades et parties de pêche en bateau avec son père et ses amis.
C´est à Solliden que Victoria a appris à aimer la nature et les animaux, et qu´elle s´est familiarisée avec tout ce que la nature peut offrir : les plantes, les fleurs, les animaux domestiques et ceux de la ferme.

C´est pourquoi elle a acquis très tôt le sentiment de respect envers l´environnement, le désir de la sauvegarde des espèces, le sens du devoir et des traditions. Sa curiosité est continuellement en éveil, et le désir de connaître et d´apprendre toujours davantage sont devenus les traits du caractère de la jeune princesse.
C´est à Solliden, que chaque été, le 14 juillet, une foule d´admirateurs se presse au bord des pelouses pour acclamer leur princesse le jour de son anniversaire. C´est une tradition qui se répête depuis le plus jeune âge de Victoria. On lui offre des fleurs, des petits cadeaux, et Victoria met un point d´honneur à prendre les mains qu´on lui tend, sourire et remercier, et se pencher vers les enfants qui s´inclinent respectueusement devant elle. Le spectacle est très touchant, et au fur et à mesure que Victoria grandit, les journalistes et les photographes, de plus en plus nombreux, n´en finissent pas de pointer leurs caméras vers la princesse, qui garde son naturel et sa bonne humeur. Le soir même, un spectacle musical est organisé en plein air par divers artistes, en l´honneur de Victoria et de sa famille. C´est généralement une soirée très gaie, et au cours de laquelle Victoria remet des prix à des sportifs et des artistes.
Premiers pas dans la vie officielle
Un des évènements les plus marquants de l´adolescence de Victoria a été le jour de sa majorité, le 14 juillet 1995. Elle devait prêter serment de fidélité au roi son père, et prononcer un petit discours, en présence des plus hauts dignitaires du gouvernement, de la Cour, et de quelques membres des maisons royales de Suède et de Scandinavie. Dans la majestueuse salle du Trône du Palais Royal de Stockholm, vêtue d´une robe longue, la jeune fille tint son rôle à merveille, sans laisser paraître la moindre trace de nervosité. Au balcon du Palais, où elle apparut à la suite de la cérémonie, elle reçut les ovations de la foule.
Plus tard dans l´après-midi, elle se rendit avec ses parents à l´île de Öland, où photographes et d´innombrables visiteurs l´attendaient impatiemment dans les jardins de Solliden, comme chaque année. Mais cette fois-ci, c´était assez exceptionnel : le roi autorisa les journalistes à interviewer la jeune fille qui ne cachait pas son enthousiasme. Resplendissante et épanouie, elle l´était assurément ce jour-là. Ses études se poursuivaient d´une manière satisfaisante, et de plus elle était amoureuse. Elle fréquentait un nouvel ami, un charmant jeune homme de la bonne société, et ses parents n´y voyaient pas d´inconvénient. Cependant, l´idylle ne fut pas de très longue durée.
A partir de sa majorité et de la fin de ses études au lycée, Victoria commença à apparaître à des manifestations officielles aux côtés du roi et de la reine, et au début, elle appréhendait de parler en public. Cependant, peu à peu, elle prit de l´assurance. Depuis longtemps, elle avait l´impression que l´on misait beaucoup sur elle, qu´il fallait qu´elle soit parfaite en tout. Elle avait le sentiment qu´elle devait répondre à des exigences qui lui paraissaient démesurées, qui étaient au-delà de ses forces. Mais Victoria se maitrisait, et on lui prodiguait des compliments de plus en plus élogieux pour ses contributions et pour la sympathie qu´elle suscitait. Elle remporta un premier succès, lors des festivités du cinquantième anniversaire de son père, le 30 avril 1996, et elle montrait déjà des allures de future reine. Par contre, la peur de ne pas être à la hauteur l´angoissait; elle sentait que, par moments, la pression devenait de plus en plus forte.

On attend beaucoup d´un futur monarque et chef d´Etat, et Victoria pensait que ce serait son cas. C´est pour cette raison que dès son adolescence, elle a voulu connaître et s´informer le plus possible, et de ce fait, sa culture a pris une ampleur considérable. Avec ses études orientées vers les sciences sociales, et les bonnes notes reçues au lycée, Victoria a acquis de solides bases pour construire son avenir.
Suite à son expérience personnelle, le roi Charles XVI Gustave, a toujours exhorté ses enfants à s´instruire, à étudier les matières qui les attiraient. Mais comment savoir ce qui vous intéresse quand on n´a que dix-huit ans ? Beaucoup de matières étaient certes attrayantes pour Victoria. Néanmoins, avant de prendre sa décision, elle a fait comme tant d´autres jeunes gens : elle a pris une année sabbatique pour étudier les langues à l´étranger.
Sans aucune notion préliminaire de la langue française, Victoria se rendit en France, à l´automne 1996, pour suivre des cours de français auprès de l´Université catholique d´Angers. Elle vécut dans une famille française, dont elle partagea la vie, à l´écart des journalistes qui ne la dérangèrent pas outre mesure. Elle entretint d´excellentes relations avec ses camarades qui étaient originaires du monde entier.
Difficile de jouer les princesses héritières
Jusqu´à l´âge de vingt ans, Victoria donnait l´impression d´être une jeune fille épanouie, bien en chair, dont la joie de vivre était évidente. A Angers, en 1996, elle était encore une adolescente aux joues bien rebondies et aux rondeurs généreuses. Pour effacer un peu cet embonpoint superflu obtenu à Angers, grâce à la cuisine et aux pâtisseries françaises, Victoria se mit au régime pour retrouver sa sveltesse, en vue des vacances sur la Côte d´Azur, en 1997.
De retour en Suède pour tenter de poursuivre ses études à Uppsala, parallèlement avec ses obligations officielles, Victoria fut continuellement molestée par les paparazzi qui observaient ses moindres faits et gestes. Les exigences associées à sa position et les innombrables reportages à son sujet, dont la plupart comportaient plus de mensonges que de vérités, ont été des facteurs qui imperceptiblement ont ruiné son moral et sa santé. Démoralisée et angoissée par ses nouvelles responsabilités, et comme pour surmonter ces difficultés, elle commença à maigrir.
Au cours de l´automne, elle apparut à une soirée de gala à Stockholm, et l´éblouissante fille aînée du roi Carl Gustaf était méconnaissable. Son beau corps musclé avait cédé la place à un visage creusé, des membres décharnés. Au début, on ne s´inquiétait pas trop de son extrême minceur, car elle semblait avoir gardé son enthousiasme et sa joie de vivre. Ses amis la voyaient toujours débordante d´énergie, fréquentant volontiers restaurants et discothèques.
La Cour et la famille royale s´abstenaient de tout commentaire et ne laissaient filtrer les nouvelles qu´au compte-goutte. Mais bientôt il fallut annoncer publiquement que la jeune princesse souffrait de troubles de comportements alimentaires et qu´en même temps, elle recevait un soutien médical. C´est alors que des rumeurs se mirent à circuler et l´on parla d´anorexie.

Depuis son entrée dans la vie publique à dix-huit ans, Victoria ne se ménageait pas. Elle s´était investie corps et âme dans la formation accélérée de son futur métier de reine, un apprentissage sévère et contraignant, de quoi ébranler le caractère d´une jeune fille un peu espiègle, coquette et bien dans sa peau. A partir du moment où elle avait assumé sa fonction de princesse, elle devenait de plus en plus exigeante envers elle-même.
De plus, au début de l´année 1997, Victoria avait dû faire face à deux épreuves qui avaient contribué à abattre son moral : la perte de deux êtres chers : l´oncle du roi, le prince Bertil, âgé de 84 ans, et sa grand-mère maternelle, Alice Sommerlath, la mère de la reine Silvia. Ces deux personnes avaient été d´un grand soutien et de bons conseillers pour Victoria et leur disparition avait bouleversée la jeune princesse. Victoria dépendait beaucoup de sa famille, qui était son meilleur atout, et qui lui procurait l´assurance dont elle avait besoin, et avec qui elle goûtait des plaisirs simples, comme le ski, l´équitation ou les promenades dans la nature.
Une princesse à l´ambition illimitée
En 1998, Victoria avait envisagé d´étudier les sciences politiques à l´Université d´Uppsala, tout en allégeant un peu son programme officiel. Mais à cause de ses problèmes de santé, ses parents lui proposèrent de partir de nouveau à l´étranger. Elle décida d´intégrer une université américaine, et elle choisit l´université de Yale, dans le Connecticut, sur la côte est des Etats-Unis, pour s´adonner à l´étude de la géologie, de l´histoire et des relations internationales. Ce dépaysement fut une période très bénéfique pour elle à tel point qu´elle prolongea son séjour aux Etats-Unis et y resta deux ans et demi.
Grâce à ces deux années à l´université de Yale, Victoria parvint à retrouver son harmonie, vaincre ses problèmes, maîtriser ses sentiments et à devenir plus sûre d´elle-même. De plus, une de ses meilleures amies était présente à ses côtés, aux USA, pour l´assister et la guider.
Le but de Victoria n´était pas tellement d´obtenir un diplôme, mais plutôt de suivre un enseignement qui l´intéressait, et à un rythme qui lui convenait. Au printemps 2000, elle acheva une partie de ses études avec l´obtention d´un diplôme; ensuite, des cours particuliers de politique lui donnèrent l´opportunité de se documenter et d´en apprendre davantage. Elle s´engagea dans la rédaction d´un mémoire, dont le sujet était l´Irak et le rôle joué par l´ONU dans ce pays; et pour son exposé, elle devait interviewer le secrétaire général de l´ONU, Kofi Annan, et l´Ambassadeur de Suède à Washington. On lui accorda la faveur de faire des stages à l´ONU, auprès de Kofi Annan, ce qui lui permit d´étudier le travail de la délégation suédoise et le rôle de la Suède au sein de l´organisation des Nations unies.
Passionnée par ses stages et enthousiasmée par ses conversations avec les personnalités qu´elle cotoya, Victoria se lança dans une nouvelle étude sur les inspections d´armes atomiques en Irak. Projet plus qu´ambitieux. Elle entreprit alors d´approfondir ses connaissances en conflits mondiaux. Et c´est à Uppsala, auprès de l´Institut de Recherches en conflits internationaux, qu´elle rédigea une thèse. Pour clore cette série de cours, un voyage d´étude l´amena à visiter les pays baltes, et en particulier la Lettonie

Les études à l´université et dans d´autres instituts académiques ont constitué une part fondamentale de la formation de la princesse héritière, et l´ont dotée d´une culture civique extrêmement vaste. Alterner études supérieures et périodes de stages avec les représentations officielles semblait être le modèle qui convenait le mieux à la princesse, car cela lui permettait de satisfaire sa soif d´apprendre et de s´instruire dans tous les domaines. Victoria se sent concernée par toutes sortes de questions, que ce soit d´ordre social, économique ou politique. Elle désire être au courant de tout, aussi bien en agriculture, en sciences politiques, en histoire, qu´en Défense nationale. Elle apprend la signification des sigles, les abréviations militaires, le décryptage des codes, etc. Elle étudie des dossiers avec acharnement pour pouvoir en discuter sans défaillir. Infatigable, elle assiste régulièrement à colloques, conférences, et rencontres de toutes sortes.
Bien que la Constitution suédoise n´autorise pas la famille royale à émettre d´opinion politique, Victoria ne cache pas son engagement dans les questions qui lui tiennent à coeur, ce qui suscite l´admiration de tous. Sa position de princesse héritière ne l´empêche pas de se rapprocher des institutions qui recherchent de l´aide, et de visiter des pays impliqués dans des conflits, comme le Kosovo, la Macédoine, l´Irak et la Chine.
La Constitution suédoise a établi des régles très précises pour la fonction d´un monarque, et cela en accord avec les traditions de la Cour. L´héritier (ou l´héritière) de la Couronne doit donc, au cours de sa formation, apprendre à représenter la Suède d´une manière compatible avec la Constitution, et de façon à gagner l´estime de la population.
Victoria a plusieurs fois déclaré que la condition essentielle pour mener à bien son action est d´avoir le soutien du peuple suédois. Il s´agit avant tout d´être au service des autres, de satisfaire les aspirations de la population et le chemin pour y parvenir est très ardu; cela n´implique pas uniquement des études et des diplômes. Il faut aussi avoir de l´assurance, ce qui n´a pas toujours été le cas de Victoria.
Comme beaucoup d´autres jeunes gens d´aujourd´hui, Victoria a ressenti une certaine insécurité, et s´est interrogé sur l´avenir. Elle sait depuis longtemps qu´un jour, si elle a l´accord de la nation entière, elle prendra la suite de son père. Mais comment sera la situation de la Suède à ce moment-là ? Quelles seront les exigences qui pèseront sur ses épaules ? Et à quelle étape de la vie se trouvera-t-elle ? Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre aujourd´hui.

En attendant de régner, Victoria aspire à connaître d´autres pays, d´autres peuples et leur culture et de bien maîtriser les langues étrangères, au moins l´anglais, l´allemand et le français. Elle étudie le fonctionnement de la société suédoise, la position et le rôle de la Suède dans le monde, le marketing et l´introduction des produits suédois à l´étranger. Son souci d´apprendre, ainsi que divers stages au sein du gouvernement, des ministères et de la Chambre de Commerce et de l´Industrie, lui ont apporté des connaissances extrêmement variées.

Victoria est présente le plus possible dans toutes les situations, ce qui est très instructif pour elle. Chaque fois qu´elle doit représenter la Suède, elle se veut d´être parfaite, et s´informe à l´avance. Plusieurs fois déjà, elle a su faire de la publicité pour son pays, présenter les avantages que possède la Suède, en particulier dans le domaine industriel, comme les innovations techniques, la verrerie suédoise, la production de papier et de pâte à papier, et les nouveautés technologiques.
Toutes les semaines, Victoria et ses parents se réunissent avec leurs conseillers, maréchaux et intendants de la Cour, pour vérifier les programmes à réaliser, et décider des visites et représentations. Tout est examiné à la loupe. Ils ne sont que trois personnes à se partager les tâches officielles : le roi, la reine et leur fille Victoria, et il s´agit d´attribuer à chacun le rôle qui lui convient le mieux, suivant l´importance de la mission à accomplir. A présent, on peut confier à Victoria des rôles de plus en plus importants, car elle est devenue plus expérimentée. C´est un travail accaparant qui demande plus que les quarante heures hebdomadaires d´une profession ordinaire, et le temps de repos est restreint.
Tout au long de ces années, les parents de Victoria ont été un soutien irremplaçable pour elle. D´autres personnes l´ont également épaulée, en particulier le prince Bertil, oncle du roi, et la reine Ingrid de Danemark. A la Cour, Victoria a trouvé en la personne de Elisabeth Tarras-Wahlberg, une secrétaire et conseillère fidèle, à qui elle a pu confier ses déboires, et qui l´a assistée dans ses déplacements, comme par exemple au Japon, aux Etats-Unis, en Uganda, en Ethiopie et au Kosovo. Régulièrement, Victoria se retrouve avec ses cousins, les princes de Danemark, de Norvège et même d´Espagne; elle entretient des relations chaleureuses avec eux et ainsi ils échangent expériences et points de vue.
La vie de Victoria se compose d´interminables journées d´information et de visites, non seulement en Suède, mais aussi partout dans le monde. Et elle en tire une énorme satisfaction. Mais quelle est sa motivation ? Son enthousiasme sans borne déteint sur les gens qu´elle approche. Si elle n´était pas elle-même intéressée par tout ce qu´elle entreprend, elle n´aurait pas le courage de s´engager dans ce qu´elle fait, son but étant de faire connaître la Suède dans le monde.
La princesse héritière est donc devenue une ambassadrice très sollicitée et elle est la meilleure représentante de la Suède à l´étranger. A l´automne 2001, la Suède organisa une exposition à Tokyo, dont le thème était ” Swedish Style 2002 ”. Victoria contribua à mettre en valeur la culture, l´art et le design suédois et elle enthousiasma le public par ses connaissances, sa personnalité et son naturel, ce qui facilita le contact avec les Japonais. Elle voulait tout essayer, non seulement la gastronomie locale, mais aussi la mode, la musique, et toujours avec le sourire, une bonne dose d´humour et de sincérité.Victoria a grandi dans une famille où l´on est sensible aux injustices dans le monde ; les enfants handicapés, la pauvreté, la surpopulation, les maladies, les conflits internationaux sont quelques uns des sujets qui lui tiennent à cœur.
Elle possède les qualités requises pour se vouer aux oeuvres caritatives, tout comme ses aïeules; elle s´investit dans l´aide aux handicapés par la création de fonds au bénéfice d´institutions. D´ailleurs plusieurs princesses sont devenues des professionnelles dans l´art de se consacrer à l´aide humanitaire, et savent le faire avec aisance, comme par exemple la reine Silvia, avec la lutte pour les droits de l´enfance.

En 2001, une visite en Jordanie lui a montré comment l´ONU s´efforce de résoudre les conflits internationaux. Grâce à l´expérience de ses stages, elle a pu s´entretenir avec des représentants de plusieurs pays, ce qui fut très profitable pour un futur monarque comme elle. En Uganda et au Kenya, en 2002, Victoria a fait sensation en faisant preuve de la plus grande compassion envers des enfants malades du SIDA, et s´est apitoyée sur le sort des chimpanzés en danger d´extermination; elle a même voulu tenir dans ses bras un de ces animaux, et s´est prononcée sur les injustices à l´encontre de cette race d´animaux.
Egalement en 2002, on a vu Victoria au Kosovo et en Bosnie, en tenue militaire et pleinement équipée comme un soldat, la figure peinturlurée, et sans aucune appréhension se joindre aux troupes suédoises dans leurs manœuvres .

En 2003, Victoria entreprit une tournée aux Etats-Unis pour rendre hommage aux premiers immigrés suédois qui foulèrent la terre du Nouveau monde, dans le Delaware. Jouant son rôle à la perfection, et sa fidèle conseillère Elisabeth Tarras-Wahlberg à ses côtés, Victoria a marché sur les traces des pionniers suédois et finlandais qui débarquèrent sur le Nouveau Continent en 1638. Sans jamais se départir de son sourire et de sa bonne humeur, elle a enchaîné visites, dîners de gala à New-York, réception à l´Ambassade de Suède et à la Chambre de Commerce suédoise.

Voyageuse infatigable, Victoria a présidé à des remises de prix, à Madrid, en présence du prince Felipe d´Espagne. Ensuite, c´est le Sri Lanka qui eut l´honneur de sa visite à la suite de la catastrophe du tsunami (décembre 2004), où la Suède a perdu un nombre imposant de ressortissants. Puis ce fut le tour de la Chine en 2005, avec l´inauguration par Victoria d´une exposition pour promouvoir l´industrie de la Suède. Naturellement, la jeune princesse s´est initiée à la culture chinoise à Pekin, sans omettre une promenade sur la Grande Muraille, sous l´oeil amusé des photographes.

Dans son programme de voyages et d´étude, un stage à Bruxelles, au siège de la Communauté européenne, a également été inclus, lors de la présidence de la Suède.

Ces innombrables déplacements, que Victoria a menés de manière admirable, impliquent beaucoup plus de contraintes que de privilèges, car représenter signifie aussi comparaître en tant que symbôle de la nation et du peuple suédois. Partout où elle se rend, Victoria sait, déjà avec majesté, allier son travail avec réceptions et dîners officiels. L´un ne va pas sans l´autre, car les festivités font partie du travail de représentation d´une princesse et d´une reine. Et à toutes ces occasions-là, Victoria porte la toilette avec la dignité d´une reine. L´effort et la fatigue que cela représente est inimaginable, et la princesse n´est jamais à l´abri des regards; on observe ses moindres faits et gestes, ses paroles.

Par ailleurs, elle a la faveur de rencontrer une multitude de gens intéressants, en particulier lors d´un des évènements les plus prestigieux du programme annuel, notamment la fastueuse cérémonie de la remise des Prix Nobel, qui a lieu le 10 décembre de chaque année dans le Concert Hall de Stockholm. Ayant reçu leur prix des mains du roi, les lauréats sont ensuite conviés à un dîner de gala dans la grande salle des fêtes de l´Hôtel de Ville, où plus de mille invités, en frac et robe du soir, prennent place.
Le dîner est présidé par la famille royale, et la reine et ses filles brillent de mille feux, autant par leur magnifique toilette que par leur diadème, décorations et grand cordon. Les membres du gouvernement et des diverses académies, ainsi que les ambassadeurs participent également à cette fête somptueuse, dont le protocole est réglé de manière très stricte. Cette fête extraordinaire est une des occasions préférées de Victoria. Passionnée par l´histoire et les sciences, elle se plaît à s´entretenir avec les savants et d´autres convives.
Il y aura toujours des gens qui considèrent que le protocole de la maison royale appartient au passé, que c´est le vestige d´un temps révolu. Mais ces traditions sont un lien avec l´histoire des précédents monarques. Cependant certaines manifestations requièrent encore la participation du roi ou d´un membre de la famille royale, comme par exemple la fête nationale suédoise, l´ouverture de la session annuelle du Parlement, des commémorations, et cela ne va pas sans une certaine étiquette.
Le roi a réformé et modernisé les cérémonies de la Cour, restées immuables tout au long du règne de son grand-père. Victoria procèdera probablement de la même manière, lorsqu´elle accèdera au pouvoir. Elle veut néanmoins préserver l´héritage historique, comme son père l´a fait, car l´histoire et l´ascension de son ancêtre, Jean-Baptiste Bernadotte, la fascinent. Elle est persuadée qu´il faut sauvegarder la monarchie en Suède, qu´il faut lutter pour en empêcher l´abolition. Si pendant ce dernier quart de siècle, l´existence de la monarchie suédoise a été controversée par une poignée de gens, la grande majorité de la population, qui est royaliste, souhaite, par contre, la conserver.
Les membres de la famille royale jouissent d´une place privilégiée dans les sondages de popularité, probablement parce qu´ils savent se montrer simples et à l´écoute du peuple. De plus, les enfants princiers ont été élevés dans les mêmes écoles que leurs concitoyens, et ils ne cherchent pas à se comporter différemment des autres. Et Victoria a décidé de rester naturelle en toute circonstance. Les scandinaves se sont toujours sentis extrêmement proches de leurs familles royales.
Les souverains de l´ancien régime régnaient de droit divin. Leurs descendants appartiennent à une autre catégorie. Ils sont diplômés de grandes universités et parlent plusieurs langues. Les futurs souverains du temps actuel doivent, s´ils veulent survivre, s´adapter et évoluer, et se consacrer à leur nouveau travail avec une ardeur infaillible. Leurs obligations se succèdent parfois à un rythme endiablé. Et les tenues vestimentaires varient à la même vitesse : du jeans au tailleur strict et à la robe du soir.

En plus des qualités de futur chef d´Etat, Victoria possède également des dons artistiques, comme ses ancêtres de la dynastie Bernadotte. La princesse Eugénie (fille de Oscar Ier), le prince Eugène (fils d´Oscar II), et la princesse héritière Margareta (première épouse du roi Gustaf VI Adolf) furent d´excellents peintres; le roi Oscar II était poète, le prince Gustaf (fils de Oscar Ier) était musicien. Sigvard Bernadotte (oncle du roi actuel) était un des maîtres du design contemporain suédois, et la reine Margrethe de Danemark est aussi artiste à ses heures.
Ce talent héréditaire se retrouve aussi chez Victoria qui profite de ses loisirs pour dessiner et peindre, et ne cherche pas à épater par sa production. D´ailleurs elle recherche la sobriété et n´a pas voulu adopter un look sophistiqué.
La plus populaire des jeunes princesses européennes semble bien être Victoria. Elle tient beaucoup de sa mère, la reine Silvia, et avec le temps, elle s´est transformée en une jeune femme accomplie, radieuse, dont la gentillesse, la dignité et le rayonnement font battre le coeur des Suédois.
Ce qui a toujours frappé chez Victoria, déjà toute petite, ce sont ses grands yeux bruns, brillants et interrogateurs; ces yeux ont observé un grand nombre de choses positives et négatives dans le monde, et ce n´est ni froideur ni distance qui se dégage de ses yeux, mais curiosité et chaleur.
Victoria est une princesse moderne, elle est douce, curieuse et ouverte. Elle aime plaisanter, et s´efforce néanmoins d´être méticuleuse dans ses propos. Son éducation sévère lui a inculqué l´art d´être sur le qui-vive pour ne pas faire de faux pas. Elle sait ce qu´elle veut et elle est totalement franche et honnête quand elle exprime ses vues sur son destin, son rôle de future reine, et elle se prépare à assumer les lourdes tâches qui l´attendent.
Déjà, son agenda est très chargé, comme celui d´un chef d´Etat, et elle joue son rôle superbement, sur tous les fronts. Elle trouve que cette vie est palpitante et intéressante; de voir tant de choses lui permet d´apprendre tout le temps. Elle essaie de s´imprégner au maximum des endroits qu´elle découvre, de saisir les sentiments des autres, ainsi que la langue, la culture et l´architecture; c´est cela qui fait qu´elle ne perd pas courage.
Les problèmes de coeur d´une princesse
Depuis quelques années, les rumeurs de prochaines fiançailles de Victoria vont bon train. Les médias ont sauté sur chaque occasion pour fiancer la princesse à la moitié des princes européens.
Ce fut tantôt Felipe d´Espagne, tantôt Willem-Alexander des Pays-Bas; même Fredrik, prince de Danemark, et Nikolaos, fils de l´ex-roi de Grèce se trouvaient sur la liste des candidats potentiels. Toutefois, il n´était pas possible pour une future reine de Suède d´épouser le prince héritier et futur roi d´un autre pays.

De toute façon, ce n´est pas d´un prince dont Victoria rêvait, mais d´un jeune roturier suédois rencontré dans un centre sportif. A l´automne 2001, Victoria, la sportive, entreprit des séances d´entraînement dans un institut de fitness dirigé par un jeune businessman, Daniel Westling. Bientôt, la princesse et son coach se lièrent d´amitié, et l´amitié évolua en une relation plus intime.
Les journalistes ne tardèrent pas à être intrigués par la princesse qui faisait son jogging, assidûment accompagnée d´un jeune homme. Tout cela était assez mystérieux. Victoria craignait d´en informer ses parents, car elle redoutait les remontrances de son père. Cependant, la réaction du roi ne se fit pas attendre.

Celui-ci n´était pas d´accord pour que sa fille fréquente un professeur de gymnastique; il était persuadé que cette relation n´avait aucune chance de durer, et que ce jeune homme ne pouvait pas convenir à sa fille. Donc au début, le jeune homme n´était admis nulle part, et ne pouvait pas se montrer aux côtés de Victoria, même lors de réunions familiales. Victoria ne perdit pas courage et, armée de patience, réussit à convaince ses parents que Daniel, au contraire, était le jeune-homme idéal pour elle, et en quelques années, elle parvint à faire accepter Daniel comme son compagnon.
Lors de ses premières apparitions aux côtés de Victoria, Daniel Westling n´a pas l´allure d´un futur prince : casquette de travers et jeans douteux, l´entraîneur de sport personnel de la princesse suscite aussitôt les critiques pour ce look négligé, et son manque de classe. Avant de se lancer dans la création de salles de sport extrêmement sélectives et qui tiennent plus du club privé, le jeune-homme n´a pas brillé par son cursus universitaire. Né à Örebro le 15 septembre 1973, il grandit dans la petite ville de Ockelbo, à une centaine de kilomètres au nord de Stockholm. Il était plus attiré par le sport que par les études, et dans sa jeunesse, il pratiquait le hockey sur glace, le basket-ball et le football.
Quel ne fut pas l´étonnement des parents de Daniel, en le voyant arriver chez eux, au bras d´une charmante jeune fille, simple et naturelle, et qu´il la présenta comme une princesse, ” la princesse héritière Victoria” ? En tout cas, les parents de Daniel furent absolument merveilleux de gentillesse et de compréhension envers Victoria, à une époque où les relations étaient un peu tendues entre ses parents et elle.
Au fil des années, entre Daniel et Victoria, l´idylle durait toujours; il apparaissait désormais comme ”l´homme de sa vie”, et se montrait désormais aux côtés de Victoria lors de sorties privées. Les regards convergeaient évidemment vers le jeune sportif, devenu un chef d´entreprise créatif et un véritable homme d´affaires.
Ce provincial est parti de loin, et cinq ans après la rencontre avec la princesse, la métamorphose est tangible. Daniel a troqué ses allures de rebelle pour des costumes de marque. On commençait à l´apprécier, et même le roi et la reine se rendirent compte que, finalement, le jeune-homme possédait de grandes qualités et des capacités, qu´il était doué, chaleureux.

Ils changèrent progressivement d´opinion à son égard. A présent, il ne manquait plus que le consentement des souverains pour une union entre Victoria et son ami de coeur. Décidée, voire obstinée, Victoria a réussi à imposer Daniel Westling, son compagnon depuis sept ans, et rien n´a pu la faire renoncer.
A partir de 2007-2008, Daniel ose accorder des interviews aux magazines économiques suédois, et ne craint plus de s´adresser aux journalistes, alors qu´au début, il les fuyait, parce qu´il avait du mal à s´exprimer et qu´il était d´une grande timidité. Sur les photos, le nouvel homme d´affaires apparaît vêtu de costume et cravate : un futur prince relooké et performant.
Victoria a su établir un équilibre entre devoir et droit au bonheur et à l´amour. Ses fiançailles avec Daniel Westling furent proclamées le 24 février 2009, et la Suède s´en est émue. Cependant, à ceux qui pouvaient remettre en question ses fiançailles avec son ex-professeur de gymnastique, elle répondait : ” J´ai besoin d´être heureuse pour pouvoir bien faire mon travail! ”
L´élu de son coeur sait ce qui l´attend. Il s´y est préparé. Pendant plusieurs mois, il a suivi une longue formation de futur prince pour apprendre l´étiquette et le comportement d´une altesse, puisqu´il portera désormais le titre officiel de ”prince Daniel, duc de Västergötland”, titre qui sera octroyé par le roi, le jour de son mariage. Des spécialistes de la Cour et des consultants ont donné à Daniel des cours d´histoire et de relations internationales. Une agence de relations publiques et de communication lui a offert des cours d´anglais, et indiqué comment entretenir les relations avec les médias. Il a donc appris les ficelles de son futur métier qui sera d´accompagner et d´épauler son épouse dans les fonctions qui lui seront dévolues. Il a d´ailleurs déjà fait ses preuves en accompagnant sa fiancée dans quelques apparitions publiques, et notamment dans un voyage en Afghanistan, en janvier 2010, pour inspecter des troupes suédoises basées dans ce pays.
Grâce à son club de sport pour VIP, Daniel a rencontré des hommes d´affaires qui l´ont aidé à se construire un réseau de relations. Cet apprentissage a porté ses fruits, et Daniel est plein d´initiatives. Il a peu à peu acquis la stature nécessaire pour être aux côtés de Victoria; toutefois, lors des apparitions officielles, c´est toujours deux ou trois pas derrière la princesse héritière qu´il devra se tenir. Le chemin parcouru par Daniel et qui l´a mené à sa nouvelle position de prince, a été semé d´embûches, mais par sa volonté, ses capacités, et son ambition, il a réussi là où un autre aurait abandonné. Rien ne laissait présager que ce jeune homme allait devenir prince de Suède; et comme par un hasard extraordinaire, Daniel est né le 15 septembre 1973, jour où le vieux roi Gustaf VI Adolf est décédé, et par conséquent, le même jour que son beau-père fut proclamé roi, sous le nom de Carl XVI Gustaf. Faut-il y voir un signe du destin ?

Le mariage du siècle : un mariage d´amour
Depuis des mois, en la cathédrale de Stockholm, on s´est activé à un nettoyage minutieux de l´intérieur pour faire bonne figure. L´événement avait prévu un millier d´invités : tout le Gotha européen, membres du Gouvernement, ambassadeurs et autres dignitaires. Policiers et cordons de sécurité devaient veiller au bon déroulement du cortège nuptial dans les rues du centre de Stockholm. La Cour souhaitait donner un éclat particulier à ces noces, présentées comme une des plus grandes manifestations jamais organisées dans la capitale suédoise. La télévision suédoise a mis en place le plus important dispositif de couverture jamais déployé. Une multitude de caméras installées dans la ville, dans la cathédrale et même dans le Palais devaient donner aux habitants le privilège de suivre, devant leur petit écran, les différentes étapes du programme. On a estimé qu´un demi-million de suédois ont attendu, pendant des heures sur les trottoirs de la ville, pour pouvoir apercevoir les jeunes mariés; environ 2300 journalistes provenaient du monde entier pour relater l´évènement, et un cordon de sécurité de plus de mille policiers et militaires se tenaient le long des trottoirs pour prévenir tout incident. Ce mariage a coûté plus d´un million d´euros à l´Etat suédois, cependant les retombées économiques devraient atteindre quelques dizaines de millions, sous forme de tourisme, et ventes de souvenirs à l´effigie du jeune couple.
Les noces du 19 juin 2010 ont été précédées de festivités : réunion de famille au château de Drottningholm; dîner sur un navire suédois, le ”Götheborg”, une très belle réplique d´une caravelle du XVIIIème siècle de la Compagnie suédoise des Indes orientales; une splendide réception offerte à l´Hôtel de Ville par les membres du gouvernement suédois. La veille des noces, une soirée musicale a rassemblé, dans le Concert Hall, tous les invités, y compris les représentants des dynasties régnantes d´Europe. Devant la scène, le jeune couple suivait les divers numéros du spectacle avec une joie évidente.
Il y a bien trente ans que l´on n´avait pas vu autant de têtes couronnées réunies le même jour à Stockholm. Depuis la cour du Palais Royal, rois et reines, princes et princesses s´avancèrent majestueusement sur un long tapis bleu pour se rendre à la cathédrale, où la cérémonie du mariage allait se dérouler. L´arrivée à l´église du gratin du Gotha a été un spectacle très coloré, tant par les toilettes des reines, des altesses royales et des princesses parées de leurs plus beaux diadèmes, que par les fracs des rois et des princes, ornés de maintes décorations. La mariée, radieuse, fit son entrée au bras de son père. Sa robe en satin duchesse, d´une élégance raffinée, était prolongée par une traîne de cinq mètres, et assortie du voile de dentelles anciennes et de la magnifique tiare de perles et de camées de son aïeule, la reine Joséphine, épouse de Oscar Ier, et que la reine Silvia portait le jour de son mariage, en 1976.
Au cours de la cérémonie, les jeunes époux avaient du mal à cacher leur amour et leur émotion. A la sortie de l´église, en quelques minutes, Daniel a reçu des mains du roi la décoration et le grand cordon de l´ordre des Séraphins, ainsi que son titre de prince. Rayonnants de bonheur, les mariés prirent place dans une calèche, tirée par quatre chevaux, pour défiler dans les rues du centre de la capitale, et saluer la foule impatiente de les voir. Après sept kilomètres parcourus en calèche, les mariés embarquèrent dans la barge royale, ”l´Ordre de Vasa”, surmontée d´une immense couronne dorée et des armes et des drapeaux de la Suède, mue par une vingtaine de rameurs.

Cette embarcation est quelquefois utilisée lors de visites de chefs d´Etat pour les amener au Palais Royal. Peu après, retentirent les saluts et les canons des navires postés dans la rade le long du parcours sur l´eau. C´est au pied du Palais Royal, que le couple de mariés débarqua, sous les regards d´une foule en liesse. La princesse Victoria et le prince Daniel, accueillis par leurs parents, se dirigèrent ensuite vers un balcon pour recevoir les ovations de la foule, et des groupes de musiciens exécutèrent des chants folkloriques. Victoria adressa quelques mots de remerciements à la foule des suédois, émerveillés par la grâce de leur princesse.
Le repas de noces eut lieu dans la grande salle du Trône du Palais, qui avait la capacité de recevoir plus de cinq cents invités. Pour l´occasion, champagne et vins français coulaient à flots, et on dînait dans de la vaisselle de Sèvres, cadeau de Louis XVI. Vers la fin du dîner, le prince Daniel se leva pour prononcer un discours, et l´assemblée fut submergée par l´émotion, en écoutant les paroles qu´il adressa à sa jeune épouse, la voix brisée par l´émotion, d´abord en anglais, puis en suédois : des paroles empreintes de sincérité, d´amour. Ce discours, qui a fait sensation, restera longtemps dans la mémoire des suédois comme le témoignage de la gentillesse et de la noblesse de coeur du nouveau prince. Victoria versa alors quelques larmes. Autre surprise : le roi Carl Gustaf offrit une rose à son épouse, la reine Silvia, pour leurs trente-quatre ans de mariage, un 19 juin. La soirée se poursuivit dans les salons des appartements Bernadotte. Un groupe de danseurs et de musiciens, en costume Renaissance, dirigèrent les convives vers la salle de bal pour partager le gâteau des mariés et assister à l´ouverture du bal par la valse du jeune couple. La fête dura toute la nuit au Palais de Stockholm.
Depuis le mariage des parents de Victoria, en 1976, les Stockholmois n´avaient pas vécu pareille fête, et ils n´oublieront pas de sitôt cette journée mémorable, romantique et fastueuse.
Au retour de leur voyage de noces, Victoria et Daniel emménageront dans leur nouvelle demeure, le château de Haga, situé au nord de Stockholm. Le palais de Haga est une très belle résidence du XIXè siècle, érigée entre 1802 et 1805, où le roi Carl XVI Gustaf vécut une partie de son enfance, entre 1946 et 1950, avec sa mère et ses soeurs. Le palais a subi des aménagements en vue de l´installation prochaine du jeune ménage, et c´est là que le nouveau prince Daniel et la princesse héritière Victoria entameront leur nouvelle vie.

Texte d’ Eveline SUNDSTRÖM

Bibiographie

Alice Bah, Elisabeth Tarras-Wahlberg, Victoria, Victoria !
Editions Ekerlid 2002

Elisabeth Tarras-Wahlberg, Victoria, kronprinsessa av Sverige
(Victoria, princesse héritière de Suède )
Editions Norstedt, Stockholm 1995

Johan T. Lindvall, Victoria , prinsessan privat ( la princesse Victoria en privé )
Editions Forum, Stockholm 2010

Divers articles de la presse suédoise

VILLE D’ÖREBRO - VILLE D’ASKERSUND

VILLE D’ÖREBRO


Située à quelques kilomètres de l’extrémité nord du Lac Vattern Örebro est un lieu de passage entre Oslo à l’Ouest et Stockholm à l’Est.

Avec une population de 135 000 habitants, c’est la septième plus grande ville de Suède. Cette ville est assez importante pour offrir un large tableau d’activités dans de nombreux domaines, et assez petite afin que la distance, d’un point à un autre, soit courte.

En tant que visiteur, tout est accessible à pied. Örebro est également une ville faite pour les promenades, le centre ville est répertorié parmi les monuments classés avec son jardin botanique central primé plusieurs fois. Dans les environs, il y a la possibilité de se retrouver en pleine nature notamment à Kilsbergen, ou dans les jolies villes en bois de Nora ou d’Askersund, ou de faire des excursions sur deux des plus grands lacs de Suède.

Le Château dressé au cœur de la ville est bien la plus grande attraction d’Örebro avec des inspirations datant du Moyen-Age, le musée extérieur de Wadköping représentant Örebro entre le XVIIIe et XIXe siècle, et la terrasse en hauteur de la superbe tour du Château d’eau (Svampen) dévoilant des vues imprenables. Il y a également à Örebro le centre de vacances de Gustavsvik avec son centre nautique, le plus grand d’Europe, qui reçoit plus de 700 000 visiteurs par an.

Örebro est un des points de rencontre de Scandinavie le plus connu pour son centre de conférences très moderne Coventum. Le calendrier des évènements est rempli pour toute l’année avec un mélange de concerts classiques de l’orchestre suédois de chambre, de concerts modernes, de représentations théâtrales, de football, de basketball, de hockey sur glace et bien d’autres activités.


VILLE D’ASKERSUND

Aux bords du lac Vättern, à quarante kilomètres au sud d’Örebro se trouve la ville d’Askersund. Ici on peut y trouver entre autre la résidence d’été de Charles XIV Jean, le Château Stjernsund. C’est pourquoi Askersund célèbre le bicentenaire 2010 avec plusieurs évènements.

1810 – UNE ANNÉE CAPITALE POUR JEAN-BAPTISTE BERNADOTTE -Par Paul BARINGOU

1810 – UNE ANNÉE CAPITALE POUR JEAN-BAPTISTE BERNADOTTE
Par Paul BARINGOU


L’année 1810 fut une année capitale pour Jean-Baptiste Bernadotte, maréchal de France.

Voici deux dates fondamentales :

20 août 1810 : son élection à Oerebro comme Prince royal par la Diète suédoise, vote unanime.

20 octobre 1810 : Jean-Baptiste Bernadotte, Prince héritier, débarque pour la première fois en Suède à Helsingborg. Il est accueilli triomphalement tout le long du trajet Helsingborg - Stockholm.


L’année 2010, deux cents ans plus tard, sera marquée par des évènements importants :

19 juin 2010 : mariage à Stockholm de la Princesse héritière de Suède, Victoria, avec Monsieur Daniel Westling. Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur.


28 septembre 2010 : la Ville de Pau accueillera la Princesse de Suède et son époux. Ils se rendront également dans deux villes de la région parisienne chers à Jean-Baptiste Bernadotte : à Sceaux où il épousa le 17 août 1798 Désirée Clary, à Savigny le Temple, où Jean-Baptiste et Désirée séjournèrent pendant plusieurs années.


20 octobre 2010 : à Oerebro (Suède) : festivités franco-paloises-suédoises, commémorant le 200ème anniversaire de l’élection du Maréchal de France, Bernadotte, comme Prince héritier.


Autant d’évènements qui, à travers les ans, affermissent entre français et suédois les relations d’amitié, de sympathie et pour certains d’entre nous les relations parentales entre les familles Bernadotte de Suède et les familles Bernadotte de France.

Editorial du Président -juillet 2010

2010 : Année importante pour les familles Bernadotte. 200 ans que Jean-Baptiste Bernadotte a été élu Prince héritier du Royaume de Suède. Histoire extraordinaire, mais méconnue de nos compatriotes. Un petit rappel …

Né, à Pau, d'Henri Bernadotte, Procureur au Sénéchal et de Jeanne de Saint-Jean, Jean-Baptiste Bernadotte est le cadet de cinq enfants. A 17 ans, son père meurt, et s'engage dans le régiment du Royal-Marine. 28 ans plus tard il sera Roi de Suède et de Norvège.
Engagé dans l'armée en 1780, le décret du 26 février 1790, lui offre le droit d'accéder à tous les grades militaires. Remarqué par Jean-Baptiste Kléber, il devient général de division en 1794, participe aux guerres révolutionnaires françaises et s’illustre notamment lors de la bataille de Fleurus. Outre ses qualités militaires, il se fait remarquer lors de son passage comme ambassadeur à Vienne (de février à avril 1798).
Le 17/08/1798, Jean-Baptiste Bernadotte épouse, à Sceaux, Désirée Clary, belle-sœur de Joseph Bonaparte, et première fiancée de Napoléon I
Après un bref passage comme Ministre de la Guerre (du 3 juillet au 14 septembre 1799), il empêche le débarquement à Quiberon des Anglais venus à l’aide des Vendéens .
En 1804, Napoléon Ier lui offre le bâton de maréchal. Bernadotte se distingue encore lors de la bataille d'Austerlitz (1805), ce qui lui vaut d’être nommé prince de Pontecorvo l’année suivante (1806). Il remporte également la campagne contre les Prussiens (1806-1807).
Il affronte des troupes suédoises à Lübeck qu'il traite avec beaucoup d'humanité. Ce geste digne des grands hommes lui portera chance. En effet, au cours de l'été 1810, il reçoit la visite du baron Mörner, (neveu du colonel qui a dirigé les troupes à Lübeck) qui lui propose, la couronne de Suède. J.B.Bernadotte va accepter cette proposition suédoise .
Le 21 août 1810, les états généraux d'Örebro l'élisent prince héréditaire de Suède. Adopté par Charles XIII, Bernadotte se convertit au protestantisme et prend le nom de Charles Jean. Le 5 février 1818, il devient roi de Suède et de Norvège, sous le nom de Charles XIV Jean.


2010 : Année de mariage de la Princesse Victoria en Suède, mais également, année de sa visite en France. En effet la Princesse Victoria honorera de sa présence les manifestations organisées par les Villes de Pau, Sceaux et Savigny-le Temple, en septembre. Une occasion pour lui présenter, de vive voix, tous nos vœux de bonheur.

Je vous souhaite de bonnes vacances estivales et espère vous revoir lors de notre assemblée générale qui devrait avoir lieu à Pau en septembre.